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Biographie

Wikipeddya...

Clin d’œil et autres références parfaites sur son parcours.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Eddy_Marnay

En décembre 1985,

EDDY MARNAY se voyait attribuer le GRAND PRIX SACEM (Société des auteurs, compositeurs et éditeurs musicaux) de la Chanson Française, accordé pour la première fois à un auteur non interprète. En lui remettant la médaille qui venait couronner une longue carrière de succès, le Président de cette prestigieuse société, l’auteur Pierre Delanoë, déclarait : « Eddy Marnay est un des grands paroliers du siècle. Certaines de ses chansons, comme « La ballade Irlandaise » ou « La valse des lilas » passeront dans les siècles futurs et s’intégreront à coup sûr dans le folklore. Ses chansons sont faites de touches légères, élégantes, traversées de sincérité poétique, d’images colorées et, comme dans « Exodus », d’un souffle à la hauteur du sujet. »

Né le 18 décembre 1920 à Alger,

il s’installe à Paris avec sa famille et termine ses études au Lycée Rollin. Après un passage dans le journalisme, il devient scénariste-dialoguiste, puis assistant metteur en scène de cinéma. En même temps, il écrit la première des quelques 4000 chansons que compte maintenant son répertoire.

Avec Léo Ferré, il écrit « Les amants de Paris » que chantera Édith Piaf. C’est alors une série de succès dont « Le cocher de fiacre » qui lui vaudra sa première récompense d’auteur en 1951. La même année, « Tire l’aiguille » obtient un vif succès. Renée Lebas, Léo Marjanne, Jacqueline François, Patachou sont alors ses principales interprètes ; Émil Stern son plus fidèle compositeur. Ensemble, ils écrivent notamment « Planter Café » pour Yves Montand, « Java » pour Lucienne Delyle, « La ballade irlandaise » (maintenant installée au hit-parade du siècle) pour Bourvil et plusieurs succès de Marie Laforêt dont « Yvan, Boris et moi ». Henri Salvador crée « Si jolie ». « Que sera, sera » et « Chiens perdus sans colliers » sont interprétées par Jacqueline François et « Exodus » par Piaf.

Début 60,

il devient le parolier attitré de Michel Legrand. Ensemble, ils feront une centaine de chansons dont « Les moulins de mon cœur », « Quand on s’aime », interprété par Nana Mouskouri, « La valse des lilas » qui sera reprise par les plus grands chanteurs américains. Ils écrivent cinq chansons pour l’album français de Barbra Streisand intitulé « Je m’appelle Barbra ». Il met des paroles sur une musique qu’elle compose et c’est « Ma première chanson ». Cette complicité se poursuit encore puisqu’elle lui demande de faire l’adaptation de « Evergreen » qui devient « De rêve en rêverie », et de sous-titrer les textes des chansons de son film « Yentl ». Toujours avec Michel Legrand, ils écrivent deux comédies musicales dont « Monte-Cristo » qui, après avoir été créée en 1976 au Théâtre de la Monnaie de Bruxelles, sera reprise à Paris au Théâtre des Champs-Élysées.

Nana Mouskouri est alors sa principale interprète puisqu’il est présent sur tous ses albums, de « La première rose de l’été » à « Je n’ai pas peur de mourir avec toi » en passant par « Coucouroucoucou Paloma » et « La fille d’Ipanema ». Cette chanson brésilienne sera la première d’une longue série d’adaptations dont « Samba sur une note » interprétée par Sacha Distel. Maîtrisant parfaitement l’anglais, il adaptera un nombre considérable de chansons américaines et anglaises, de même que plusieurs films dont « Docteur Doolittle » et les Disney de notre enfance. Qui ne se souvient pas des chansons du « Livre de la jungle » ?

La musique Brésilienne

a secoué sa carrière puisqu’il a été l’ami de Baden Powel et qu’il a adapté la plupart des grandes sambas aujourd’hui connues, telles « La fille d’Ipanema » pour ne nommer que celle-là.

Les années 70

marquent une importante collaboration avec Claude François (« Le mal aimé », « Il fait beau, il fait bon », « Je vais à Rio », « Le vagabond », « Cette année-là ») Serge Reggiani (« Ma fille » pour ne nommer que celle-là), France Gall, Marie Laforêt (« Mon amour, mon ami », « Manchester et Liverpool »), Régine (« Patchoulichinchilla » et une comédie musicale inédite : « Les lumières de Belleville »), Nicole Croisille, Dalida (« Le temps des fleurs », « Le jour le plus long »), Françoise Hardy (« La maison où j’ai grandi »), Nicoletta, Richard Anthony (« Faits pour s’aimer ») et Frida Boccara dont il assure tout le répertoire (« Cent mille chansons », « Un jour un enfant », « Pour vivre ensemble »). Il compose la chanson du film de Charlie Chaplin « Un roi à New-York » ainsi qu’une chanson pour le dernier spectacle de Maurice Chevalier (« Qu’est-ce qui r’vient »). Ses chansons sont reprises par Tony Bennett, Miles Davis, Sarah Vaughan et Marlène Dietrich. C’est aussi à cette époque qu’il commence à travailler pour Mireille Mathieu pour qui il écrira une soixantaine de chansons dont « Mille colombes », « Santa Maria de la mer », « Nos souvenirs », « Trois milliards de gens sur terre », « Le canotier de Maurice Chevalier », « Une femme amoureuse » entre autres. En 1978, ils passent quatre mois à Los Angeles pour écrire et enregistrer un album avec Paul Anka.

Les années 80

marquent son arrivée sur la scène québécoise. On lui présente une jeune chanteuse de 13 ans : Céline Dion. En résulte cinq albums et onze trophées Félix (équivalent des Victoires de la Musique) et la médaille d’or pour la meilleure chanson au Festival Yamaha de Tokyo. Elle deviendra d’abord une vedette au Québec avant d’être disque d’or en France avec « D’amour ou d’amitié » et de faire l’Olympia en première partie de Patrick Sébastien. Sa carrière américaine fait maintenant d’elle une star mondiale, mais elle garde pour Eddy une affection et une grande amitié, l’ayant complètement intégré à sa « famille de cœur ». Il travaille aussi pour plusieurs artistes québécois dont Ginette Reno et Diane Juster avec qui il écrit plusieurs chansons pour différents artistes et d’autres qu’elle interprète elle-même. Son nouvel album porte le titre d’une de leurs chansons : « Je suis venue vous dire… ». L’arrangeur Pierre Mercure et le chanteur Pierre Sénécal lui ont rendu hommage en sortant un album réunissant une quinzaine de ses grands succès. Il écrit « Fais ce que tu voudras » pour Céline avec le compositeur René Grignon dont il aime la sensibilité musicale.

En 1989

il a publié un livre aux éditions Alain Stanké « Lave-toi les mains, mon fils, et pèle-moi une orange » retitré en France « Le manège aux souvenirs » aux éditions Jean-Claude Lattès. Nicole Lattès avait été profondément touchée par le récit de ses années de jeunesse, en Algérie, puis en France, histoires de famille et de vie où perce toute la sensibilité d’un homme hors du commun. Très tourné vers les problèmes de la création, il a été secrétaire du Syndicat des auteurs pendant dix ans, président de la Commission des variétés à la SACEM puis vice-président de cette Société. Au Québec, il a siégé au conseil d’administration de la SODRAC.

Les années 90

Il est nommé Chevalier de la Légion d’Honneur. Une reconnaissance bien méritée qui lui va droit au cœur. Voir le discours de réception dans la section « Les mots d’Eddy ».

Ces années prolifiques marquent la création d’un spectacle musical écrit à la demande de Jean-Pierre Cassel. Il s’agit d’adaptations des chansons écrites à l’origine pour Fred Astaire, rien que ça… Faire « swinger » les mots de Gershwin et de Porter en Français, il n’y avait qu’Eddy pour le faire et que Cassel pour les chanter et les danser ! Ce fut un très beau moment présenté d’abord au Petit Journal de Montparnasse, puis à la Cigale, puis en tournée.

Cette décennie verra aussi l’adaptation du spectacle Anglais COLE, en hommage aux plus grandes chansons de Cole Porter. Un autre travail titanesque, que lui seul pouvait faire tant il maîtrisait la langue et la pensée américo/anglaise. Ses grandes références étant depuis toujours Irving Berlin, George Gershwin et Cole Porter. C’est avec eux qu’il a forgé son phrasé d’auteur et son standard de qualité.

Les dix dernières années de sa vie

seront bien remplies avec le Conseil de la SACEM et de la SODRAC/SPACQ, l’écriture de nouvelles chansons pour des artistes du Québec et de France, dont Lara Fabian, Hélène Ségara, Mario Pelchat, Shirley Théroux et plusieurs autres. Des Hommages divers lui sont rendus, sous forme d’albums-compilation ou de spectacles.

À la question « qu’est-ce qu’une chanson ? », il avait répondu :« C’est une très belle mélodie et de très belles paroles, mais c’est aussi un cadeau et un miracle qu’on ne peut pas analyser. »

Distinctions

1951

Grand Prix du Disque pour « Le cocher de fiacre » interprété par Yves Montand (pour qui il écrira aussi « Les roses de Picardie »).

1961

Le Coq d’Or de la Chanson Française pour « Le voyageur sans étoile » interprétée par John William.

1961

Le Coq d’Or de la Chanson Française pour « Cherbourg avait raison » interprétée par Frida Boccara.

1965

La Rose d’Or d’Antibes pour « Une marionnette » interprétée par Frank Fernandel.

1967

La Rose d’Or d’Antibes pour « Ceux de Varsovie » interprétée par Jacqueline Dulac.

1969

Grand Prix Eurovision pour « Un jour un enfant » interprétée par Frida Boccara.

1971

La Rose d’Or d’Antibes avec « Soleil » interprétée par Marie.

1982

Grand Prix de la Chanson au Festival Yamaha de Tokyo avec « Tellement j’ai d’amour pour toi » chantée par Céline Dion.

1985

Grand Prix SACEM de la Chanson Française pour l’ensemble de son œuvre.

1993

Le Président de la France, François Mitterrand, le nomme Chevalier de la Légion d’Honneur.

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